JEU DROME DE FERME EN FERME 2006
Sauge sclarée
La sauge sclarée est une plante herbacée bisannuelle de la famille des Lamiacées, cultivée pour ses feuilles utilisées pour leurs qualités aromatiques et médicinales
Nom scientifique : Salvia sclarea L., famille des Lamiacées (labiées).
Nom commun : toute bonne, sclarée, orvale.
Description
Plante herbacée bisannuelle ou vivace, très odorante, pouvant atteindre 1 m de haut, à tige érigée assez ramifiée. Grandes feuilles opposées, généralement sessiles, de forme ovale, cordiforme pour celles de la base qui forment une rosette. Nombreuses bractées florales membraneuses, généralement de couleur violette. Les fleurs, de couleur blanche, bleu pâle à lilas, sont regroupées en épis assez lâches.
La plante est assez décorative tant par son feuillage que par ses fleurs. C'est une plante typique de jardin de curé.
Distribution
Plante originaire d'Asie occidentale (Turquie, Caucase, Syrie, Liban, Iran, Afghanistan, Pakistan) et d'Europe méridionale et centrale (Allemagne, Italie, France, Grèce, ex-Yougoslavie, Espagne, Portugal).
Largement cultivée dans les pays tempérés à la fois comme plante ornementale et médicinale, la sauge sclarée se resème spontanément. Naturalisée dans de nombreuses régions d'Europe et d'Amérique, elle est même considérée comme plante envahissante aux États-Unis.
Culture
Demande un sol frais, léger, légèrement calcaire et une exposition ensoleillée. Multiplication par semis au début du printemps en pépinière, suivi d'un repiquage en mai, ou bien par division de touffes. La récolte intervient au bout de 4 à 5 mois après la plantation.
Utilisation
Les feuilles peuvent être utilisées, fraîches ou séchées, pour aromatiser les plats de viande : porc, veau, mouton, gibier, la charcuterie, les sauces...
Les grandes feuilles basales furent utilisées autrefois en Allemagne pour aromatiser le vin et lui donner un goût musqué. Elle a servi aussi en Angleterre à préparer de la bière comme substitut du houblon. Cette bière énivrait paraît-il ceux qui la buvaient.
Sa culture de nos jours est esssentiellemt menée pour produire une huile essentielle utilisée dans la fabrication de vermouths, de liqueurs ou de parfums.
Comme toutes les sauges, c'est aussi une plante mellifère, très attirante pour les abeilles.
Source: encyclopédie Wikipédia à l'adresse: http://fr.wikipedia.org/wiki/Sauge_sclar%C3%A9e
Catégories: Flore (noms vernaculaires) | Lamiaceae | Plante condimentaire
Coccinelle
La coccinelle à 7 points ou Coccinella septempunctata est un coléoptère de la famille des Coccinellides qui comporte plus de 5000 espèces. Avec ses élytres rouges et ses 7 points noirs, elle est la coccinelle la plus commune en Europe.
Les coccinelles sortent de leur léthargie au début du printemps avec les premiers rayons de soleil après une hivernation aux pieds des plantes, cachées sous les feuilles, sous la mousse ou à bien dans un coin du garage. Elles se reproduiront et pondront plusieurs centaines d'oeufs que les femelles déposeront à proximité d'une colonie de pucerons.
Larve de coccinelle
Après une semaine, de petites larves noires feront leur apparition et partiront à l'assaut des pucerons qu'elles dévoreront en grosses quantités. Plus de 200 pucerons par jour pour une larve. Elle se transformera ensuite en nymphe pour donner un adulte en été.
La larve de coccinelle est donc un excellent auxiliaire pour le jardinier qui souhaite lutter biologiquement contre les ravageurs que sont les pucerons au jardin et à la maison. Elles feront également la joie des plus petits qui pourront venir les observer très régulièrement.
Coccinelle est le nom donné aux insectes qui constituent la famille des coccinellidés (Coccinellidae), qui fait partie de l'ordre des coléoptères. Leur forme quasiment hémisphérique explique l'étymologie de leur nom, qui signifie « petite sphère ». La famille des Coccinellidae a été créée par Pierre André Latreille (1762-1833) en 1807.
Ces insectes ont généralement une génération par an. On rencontre la coccinelle dès le début du printemps jusqu'à la fin de l'automne dans les jardins, champs et bois.
L'espèce la plus connue est rouge et possède sept points noirs sur ses élytres (voir photo). Il s'agit de Coccinella septempunctata. Il en existe en divers coloris et décorations, et certaines sont recouvertes d'une couche de minuscules poils, telle Rhizobius forestieri.
Les coccinelles sont très utiles dans la lutte contre les insectes nuisibles tels que les pucerons et certaines cochenilles qu'elles dévorent en grandes quantités.
La coccinelle se nymphose sur les feuilles. On peut voir la nymphe attachée à la feuille, la tête en bas.
Pendant la saison froide, les coccinelles trouvent refuge sous les pierres, sous l'écorce des arbres, dans les vieilles souches ou dans la mousse.
Régime alimentaire
Chaque espèce a une alimentation bien spécifique. Les coccinelles peuvent ainsi être regroupées selon le type de régime alimentaire qu'elles suivent. Nous avons:
* Les coccinelles phytophages, qui se nourrissent de végétaux et peuvent causer des dégâts sur certaines espèces végétales cultivées,
* Les coccinelles mycophages, qui mangent des champignons, comme l'oïdium
* Les coccinelles aleurodiphages, qui se nourrissent d'aleurodes
* Les coccinelles acariphages, qui se nourrissent d'acariens, et sont de très petite taille (moins de 1 mm)
* Les coccinelles aphidiphages, qui se nourrissent de pucerons, parmi lesquelles se trouvent les plus connues, mais aussi les plus colorées,
* Les coccinelles coccidiphages, qui se nourrissent de cochenilles et sont utiles pour le contrôle de ces ravageurs sur diverses espèces végétales cultivées, et notamment l'olivier.
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OMEGA 3
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Le groupe d'acides gras Oméga-3, notés également ω3 sont des acide gras polyinsaturés que l'on trouve dans certains poissons, dans le lin, le chanvre, la noix et le colza (canola).
Les Oméga-3 et les Oméga-6 sont classés acides gras indispensables, c'est-à-dire que le corps ne peut les produire. Ils étaient avant appelés "Vitamine F". On les qualifie également d'essentiels, ce qui signifie que l'organisme en a besoin.
* Les légumes verts à feuilles (chou, laitue...) sont particulièrement riches en oméga-3 (200 à 375 mg/100g).
* L'huile de lin contient près de 58% d'ALA mais n'est pas destinée à la consommation en tant que tel : dans la crème Budwig, par exemple, elle est mélangée aux autres aliments, ce qui lui enlève son goût âcre. Les graines de lin, employées dans l'alimentation animale, enrichissent la viande de ces derniers en oméga-3. En huiles de consommation courante, seule l'huile de colza contient un rapport entre oméga-3 et oméga-6 optimal. Les huile d'olive et de tournesol ont d'autres qualités nutritives mais sont relativement pauvres en ALA.
Le saumon sauvage en contient aussi beaucoup alors que le saumon d'élevage en contient moins. On en trouve aussi dans le thon et les sardines. Mais il faut veiller à équilibrer l'apport en oméga-3 avec l'apport en oméga-6 (rapport conseillé : 1 oméga-3 pour 5 oméga-6).
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Effets bénéfiques sur la santé
Dans les années 1990, une étude de l'Université du Maryland aux États-Unis a révélé les bienfaits des acides gras du groupe Oméga-3 dans le cadre de régimes déficients ou carencés. En effet, il a été mis en avant que la dose quotidienne d'un régime européen était entre 1 et 2 grammes par jour, alors que les Oméga-3, acides gras essentiels, sont nécessaires à la construction de la membrane cellulaire et des tissus du cerveau chez l'enfant. Il apparaît que les Oméga-3 limitent les accidents vasculaires. Il sont donc proposés en complément lors de la prévention des infarctus du myocarde.
Contrairement à une idée répandue, les bienfaits sont donc essentiellement dus à la présence suffisante d'Oméga-3 dans l'alimentation; en d'autres mots, c'est le manque d'Oméga-3 qui a des effets négatifs.
Les études prouvant le bénéfice d'une supplémentation en Oméga-3 sont rares : la plupart étudient l'influence d'une alimentation riche en ces acides gras polyinsaturés essentiels, mais d'autres facteurs peuvent influencer les résultats (richesse en fibres, en vitamines...). L'étude GISSI IV[2], publiée en 1999, montre qu'une supplémentation artificielle en Oméga-3 (sous forme de gélules) chez des patients ayant fait récemment un infarctus du myocarde diminue sensiblement leur mortalité.
Une étude publiée début 2006 dans le British Medical Journal [3] stipule pourtant que, après étude des données relatives à 48 essais randomisés et contrôlés et à 41 études de cohortes, « les omega-3 n’ont pas d’effet tranché sur la mortalité totale, les évènements cardiovasculaire ou le cancer ». L'étude souligne également que les effets positifs de ces acides gras ne peuvent cependant être totalement exclus.
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Rapport Oméga-3 et Oméga-6
Les régimes actuels entrainent encore une disproportion entre l’apport des divers acides gras oméga entre eux. Le rapport optimum entre acide gras oméga 3 et oméga 6 devrait se situer aux alentours de 1/5. Mais notre mode de vie, le manque de gras de poisson notamment fait que ce rapport se situe à 1 pour 10 voire plus. Or diverses études montrent que ce déséquilibre induit, entre autres choses, un état physiologique propice aux maladies cardiovasculaires ainsi qu'aux troubles allergiques et inflammatoires. A contrario un rapport correct entre oméga-6 et oméga-3 serait bénéfique pour la santé, notamment du point de vue cardiovasculaire, et pour réduire les maladies inflammatoires.
Risques connus ou suspectés des Oméga-3
Bien qu'on prête souvent aux Oméga-3 des vertus souvent exagérées, il a été prouvé que l'excès d'Oméga-3 peut provoquer :
* des problèmes de coagulations, proche de l'hémophilie ;
* des possibilités accrues d'hémorragie ;
* des taux plus élevés de cholestérol LDL, parfois grossièrement appelé "mauvais cholestérol" ;
* une baisse de la glycémie, surtout chez les diabétiques ;
* une baisse des réponses immunitaires et inflammatoires.
Pour ces raisons, la FDA (Food and Drug Administration) recommande une consommation minimum de 2 g par jour, maximum de 3 g par jour.
Les acides gras essentiels Oméga-3 et Oméga-6
Qu'est-ce que les acides gras et pourquoi certains sont "essentiels" ?
Il faut tout d'abord faire un retour sur une grande famille de nutriments à laquelle appartienne les Oméga 3 et le Oméga 6 : les lipides. Plus connus sous le nom de matières grasses, ils sont indispensables dans un régime alimentaire équilibré. Ils permettent notamment à notre organisme de fabriquer les cellules et participent au bon fonctionnement du système nerveux. Ils sont également une source d’énergie privilégiée. Cette grande famille des lipides est composée de trois groupes : les acides gras saturés, monoinsaturés et polyinsaturés. Cette distinction se fait selon leurs caractéristiques chimiques, à savoir en fonction du nombre de doubles liaisons (liens particuliers entre deux atomes).
Lorsqu’il n’y a aucune double liaison, on parle d’acides gras saturés. Lorsqu’il y en a une, ils sont monoinsaturés. Lorsqu’il y a plusieurs doubles liaisons, ce sont des acides gras polyinsaturés. Les Oméga 3 et Oméga 6 font partie de cette dernière catégorie.
Certains acides gras sont appelés "essentiels", car l'organisme ne peut les fabriquer lui-même. Il doit donc les puiser dans les aliments ou les suppléments. Ces acides gras polyinsaturés (Oméga 3 et Oméga 6) participent à une foule de processus importants comme la constitution et l'intégrité des membranes cellulaires, le fonctionnement du système cardiovasculaire, du cerveau et du système hormonal ainsi que la régulation des processus inflammatoires. Leur absorption déclenche à l'aide de plusieurs enzymes une cascade de réactions chimiques qui permettent au corps de fabriquer des substances primordiales pour son bon fonctionnement.
Chaînes métaboliques Oméga 3 et Oméga 6
L’acide linoléique (LA) et l’acide alpha-linolénique (ALA) sont à l’origine de deux chaînes métaboliques parallèles et non communicantes, les Oméga 3 et Oméga 6 :
Les prostaglandines1 (PG1) sont élaborées à partir de l’acide linoléique (LA) selon la chaîne Oméga 6 (acide gamma-linolenique ou AGL / GLA, acide dihomo-gamma-linolenique ou ADGL)
Les prostaglandines 2 (PG2) sont élaborées à partir de l’acide linoléique selon la chaîne Oméga 6 (acide gamma-linolenique ou AGL / GLA, acide dihomo-gamma-linolenique ou ADGL, acide arachidonique ou AA)
Les prostaglandines 3 (PG3) sont élaborées à partir de l'acide alpha-linolenique (ALA) selon la chaîne Oméga 3 (acide eicosapentaenoique ou EPA et l'acide docosahexaenoique ou DHA).
Il existe donc 3 familles de prostaglandines, les PG1 et PG2 sont issues des acides gras de la famille Oméga 6 et les PG3 de la famille des Oméga 3. Les PG2 appelées "prostaglandines de guerre" par Catherine Kousmine (1987) maintiennent en éveil le système immunitaire et induisent des réactions inflammatoires dont les effets sont contrôlés et régulés par les PG1 ou "prostaglandines de paix" et neutralisés par les PG3.
L'équilibre cardio-vasculaire, par exemple, dépend grandement de l’action simultanée et antagoniste de ces prostaglandines. En effet, les PG2 (prostaglandines 2) a une action vasoconstrictrice et favorise donc l’agrégation des plaquettes : elle joue un rôle anti-hémorragique. A l’inverse, les PG3 (prostaglandines 3) stimule la vasodilatation et fluidifie le sang. On se rend compte ainsi de la complémentarité indispensable de ces substances qui, par ailleurs, doivent être apportées dans des proportions tout à fait précises : dans un rapport de 1 à 5, 5 fois plus d'acide linoléique (Oméga 6) que d'acide alpha-linolénique (Oméga 3).
L'utilisation et l’assimilation des acides gras par l'organisme ne peut se produire qu'en présence et en synergie avec des nutriments tels que minéraux, oligo-éléments, vitamines, enzymes, ... D'où découle la nécessité de remédier aux éventuelles carences constatées lors d'examens spécifiques (ex. prise de sang), par l’alimentation quotidienne biologique et/ou par une supplémentation appropriée.
Ainsi:
L'acide linoleique a besoin du Zinc et du Magnésium pour élaborer l'acide gamma-linolenique
L'acide gamma-linolenique a besoin de la Vitamine B6 pour élaborer l'acide dihomo-gamma-linolenique
L'acide dihomo-gamma-linolenique a besoin de Zinc, de Sélénium, des Vitamines B3, B9 et C pour élaborer les prostaglandines.
Propriétés et sources des Oméga 3 et les Oméga 6
Les Oméga 3
Ils participent à l'élaboration d'acides gras hautement insaturés et d'eicosanoïdes de série 3. Ces substances jouent un rôle central au niveau des membranes cellulaires et interviennent dans de nombreux processus biochimiques de l'organisme : la régulation de la tension artérielle, l'élasticité des vaisseaux, les réactions immunitaires et anti-inflammatoires, l'agrégation des plaquettes sanguines, etc.
Dans cette famille, seul l’acide alpha-linolénique (ALA) est dit « essentiel ». En effet, les autres acides gras Oméga 3 peuvent être fabriqués par le corps à partir de l'ALA. Il est particulièrement présent dans les graines de lin et leur huile, dans les graines de chanvre et leur huile ainsi que dans l'huile et de soja.
L'acide eicosapentanoïque (EPA). Notre corps peut le synthétiser à partir de l'ALA, mais peut aussi le puiser directement dans quelques aliments, notamment certains poissons gras. Les populations qui consomment de grandes quantités de poisson (Inuits du Groenland et Japonais, par exemple) sont nettement moins touchées par les maladies cardiovasculaires. L'EPA se transforme en eicosanoïdes de série 3, qui, entre autres choses, contribuent à la protection des artères et du coeur et ont des effets anti-inflammatoires et anti-allergiques.
L'acide docosahexanoïque (DHA). Autre dérivé de la transformation des Oméga 3, il est également présent dans les produits marins, particulièrement dans certains poissons gras et dans le lait maternel. Il joue un rôle fondamental dans le développement du cerveau et de la rétine ainsi que dans la formation et la motilité des spermatozoïdes.
Les sources d'Oméga 3 se trouvent dans les aliments suivants :
Origine végétale : huile et graine de lin, huile et noix de Grenoble, graine et huile de chanvre, soja et huile de soja, huile de colza, huile de germe de blé, huile d'oeillette..
Origine animale : Poissons et huiles de poissons gras comme le thon, la sardine, le saumon, le flétan, le maquereau, le hareng, le pilchard. La graisse d'animaux, le beurre. Attention : Seuls les poissons gras sauvages sont riches en DHA et en EPA. Les poissons d'élevage ont une composition en acides gras différente qui est le reflet de leur alimentation (utilisation d'huiles végétales et de farines animales ...).
Nos besoins
Les Oméga 3 et leurs propriétés font l'objet de centaines de recherches chaque année, ce qui entraîne une évolution et des mises à jour dans les recommandations nutritionnelles. Voici un bref état de la situation.
Un certain nombre de pays ainsi que l'Organisation mondiale de la Santé ont émis des recommandations au sujet de l'apport en Oméga 3. Elles sont habituellement les suivantes :
ALA : de 0,8 g à 1,1 g/jour
EPA + DHA : de 0,3 g à 0,5 g/jour
En 1999, un atelier réunissant des experts du monde entier a fixé les apports suffisant suivants, basés sur une alimentation fournissant 2 000 kcal par jour :
ALA : 2,22 g par jour (1 % des kcal quotidiennes)
EPA + DHA : 0,65 g par jour (0,3 % des kcal quotidiennes).
Ces données n'ont pas été entérinées par les autorités américaines et canadiennes. Dans ces deux pays, qui ont entrepris depuis quelques années de réviser et d'harmoniser leurs recommandations nutritionnelles, l'apport suffisant en ALA est fixé à 1,1 g par jour pour les femmes et à 1,6 g pour les hommes, soit environ 0,5 % de l'apport énergétique. Ces recommandations ont été critiquées par certains experts, car elles ne seraient pas assez élevées pour permettre une réduction des maladies coronariennes en Amérique du Nord.
Les Oméga 6
Ils participent à l'élaboration d'acides gras hautement insaturés et d'eicosanoïdes de série 1 et 2. Ces substances jouent un rôle important au chapitre du système nerveux, de l'équilibre cardiovasculaire, de l'immunité, de la guérison des blessures et des réactions allergiques et inflammatoires. Consommés en excès, les acides gras Oméga 6 peuvent empêcher les acides gras Oméga 3 de jouer leur rôle, notamment au chapitre de la protection cardiovasculaire et provoquer des douleurs et des maladies inflammatoires comme l'asthme ou l'arthrite.
Dans cette famille, seul l'acide linoléique (AL) est dit « essentiel ». En effet, les autres acides gras Oméga 6 peuvent être fabriqués par le corps à partir de l'AL. Contrairement à l'ALA, il est abondamment présent dans l'alimentation moderne : les huiles de maïs, de tournesol, de soja, de carthame, de pépins de raisin, de noix, de germe de blé, etc.
L'acide gamma-linolénique (AGL). Le corps le synthétise à partir de l'AL, mais plusieurs obstacles peuvent nuire à cette conversion : l'excès de cholestérol, l'excès de mauvais gras (trans, saturés, etc.), l'alcool, le vieillissement et le diabète, par exemple. On peut aussi le puiser directement dans l'huile de bourrache (24 % d'AGL), l'huile d'onagre (9 % d'AGL), et la spiruline (algue d'eau sodique chaude de certains lacs et mers intérieurs du globe).
L'acide dihomo-gamma-linolénique (DGLA). C'est un dérivé de l'AGL. La seule source directe connue est le lait maternel. Il se transforme en eicosanoïdes de série 1 qui contribuent à la protection des artères et du coeur, stimulent l'immunité et ont des effets anti-inflammatoires.
L'acide arachidonique (AA). C'est un dérivé du DGLA. Le jaune d'oeuf et les gras animaux en sont des sources directes. L'AA, parce qu'il contribue à la formation d'eicosanoïdes de série 2, assure la cicatrisation et la guérison des blessures et contribue aux mécanismes des réactions allergiques. Cependant, un excès de ces eicosanoïdes peut entraîner des maladies comme l'arthrite, l'eczéma, le psoriasis et plusieurs maladies auto-immunes.
Les sources d'Oméga 6 se trouvent dans les aliments suivants :
Origine végétale : Les huiles de pépins de raisin, de tournesol, de noix, de maïs, de bourrache, d'onagre, de carthame, de germe de blé, de soja, de sésame, de colza, d'arachide, de noisette, d'olive. Les margarines au tournesol. La spiruline. Les graines de tournesol, de courge.
Origine animale : Les oeufs entiers, le beurre, l'huile de foie de morue, la graisse d'animaux.
Nos besoins
En 1999, un atelier réunissant des experts du monde entier a fixé les apports suffisants suivants pour une alimentation fournissant 2 000 kcal par jour :
4,44 g (2 % des kcal quotidiennes)
Apport maximal suggéré : 6,67 g (3 % des kcal quotidiennes)
Ces données n'ont pas été entérinées par les autorités américaines et canadiennes. Dans ces deux pays, qui ont entrepris depuis quelques années de réviser et d'harmoniser leurs recommandations nutritionnelles, l'apport suffisant en Oméga 6 (LA) est fixé à 12 g par jour pour les femmes et à 16 g pour les hommes. Ces recommandations ont été fortement critiquées par certains experts, car elles seraient trop élevées pour permettre une réduction des maladies coronariennes en Amérique du Nord.
Bien lire les étiquettes
Si vous achetez des compléments en Oméga 3 et en Oméga 6 lisez attentivement les étiquettes. Il y a actuellement de nombreux abus dans l’utilisation des mentions "sources d’acides gras Oméga 3" et "riche en acide gras Oméga 3". L’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) a décidé d’y mettre bon ordre. Le groupe de travail réuni par l'agence en juillet 2003 a ainsi défini des règles strictes :
Sources d’acides gras Oméga 3 : doit figurer uniquement sur les aliments qui contiennent 15 % des apports nutritionnels conseillés pour un homme adulte en acide alpha-linolénique (2 g/jour) ou en DHA (0,12 g/jour) pour 100g, 100 ml ou 100 Kcal.
Riche en acides gras Oméga 3 : doit figurer uniquement sur les aliments qui contiennent 30 % des apports nutritionnels conseillés pour un homme adulte en acide alpha-linolénique (2 g/jour) ou en DHA (0,12 g/jour) pour 100g, 100 ml ou 100 Kcal.
Quantité et qualité
Plus important que la mention "source" ou "riche" en Oméga 3, c'est la qualité qui ne pourra être apportée que si le rapport Oméga 3/Oméga 6 est respecté.
Un équilibre essentiel, mais très compromis
Jusqu'en 1920 environ, la fabrication des huiles de consommation se faisait à petite échelle. Les huiles étaient pressées à froid et on les achetait en petites quantités, car elles ne se gardaient pas longtemps. En effet, les acides gras Oméga 3 rancissent rapidement lorsqu'ils sont exposés à l'oxygène et à la lumière. Les impératifs de la production alimentaire de masse ont poussé l'industrie à privilégier les huiles les plus stables, donc les moins riches en Oméga 3, et à les raffiner... avec beaucoup de raffinement, ce qui diminue encore un peu plus leur teneur en Oméga 3. De plus, la consommation de poisson a diminué, celle des produits transformés riches en Oméga 6 a augmenté, et les techniques intensives d'agriculture et d'élevage ont réduit la teneur en Oméga 3 de nombreux aliments : les légumes verts à feuilles, les viandes, les oeufs et même les poissons.
Résultat : on estime en général que le rapport Oméga 6/Oméga 3 dans l'alimentation occidentale se situe entre 10 et 30 pour 1, alors qu'il devrait idéalement se situer à 5 pour 1. Ce qui aggrave la situation, c'est que cet excès d'Oméga 6 empêche l'utilisation optimale des Oméga 3 par l'organisme, car ils se concurrencent. En effet, le métabolisme des Oméga 3 et des Oméga 6 fait appel aux mêmes enzymes et, dans une moindre mesure, à plusieurs vitamines (vitamine B3, B6, C et E) et minéraux (magnésium et zinc) communs. Un excès d'Oméga 6 dans l'assiette empêche donc l'organisme d'exploiter adéquatement ses sources d'Oméga 3. Ce déséquilibre induit, entre autres choses, un état physiologique propice aux maladies cardiovasculaires ainsi qu'aux troubles allergiques et inflammatoires. Pour couronner le tout, si une maladie nuit au métabolisme des acides gras, le problème s'accentue.
Le diabète ainsi que l'excès d'alcool, de tabac ou de stress peuvent entraîner une difficulté ou une incapacité à transformer l'ALA en EPA.
Selon plusieurs experts, un retour à une alimentation fournissant un ratio adéquat d'Oméga 6 et d'Oméga 3 aurait un impact positif sur la santé cardiovasculaire des populations occidentales, et réduirait aussi les maladies inflammatoires.
Conclusion
Pour que l'apport des Oméga 3 et des Oméga 6 soit efficace et de bonne qualité nutritionnelle, choisissez toujours des produits de qualité biologiques, des huiles non chauffées et non raffinées c'est-à-dire de première pression à froid, des végétaux exempts d'engrais chimiques, de pesticides, de fongicides, etc., des poissons sauvages et respectez le rapport de 5 Oméga 6 pour 1 Oméga 3.
Attention : La chaleur de la cuisson détruit une grande partie les Oméga 3 et les Oméga 6. Il est donc conseillé de consommer crus les aliments qui en contiennent ou de les faire cuire à très basse température. Seule l'huile d'olive de première pression à froid supporte la chaleur, les autres doivent être consommées crues.
Sources
L'alimentation ou la troisième médecine du Dr Jean Seignalet
Alimentation biologique et équilibre nutritionnel, l'encyclopédie du Dr Le Goff
Dictionnaire pratique de la diététique du Dr Eric Ménat
Les sites www.reseauproteus.net et www.doctissimo.fr http://www.naturosante.com/rubriques/conseils/conseil_imp.php?46
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Sauge
sclarée |
Coccinelle |
Drôme |
Platanes de
Buis les Baronnies |
Le vin de Châtillon en Diois
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Oméga 3 |
Grume |
Faucon |
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